« Dominic Cardy a manifestement été déçu par la défaite du projet de loi 11 – le projet de loi sur la vaccination – à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. Après le vote, sa déception s’est manifestée, et c’était un peu trop.

 

Il y a eu un vote libre à l’Assemblée législative et le projet de loi de M. Cardy n’a pas recueilli suffisamment de voix pour être adopté. De nombreux députés de son propre parti n’ont pas soutenu le projet de loi, dont cinq ministres du gouvernement, ce qui est sans précédent. Il rabaisse les membres de son propre caucus et ses collègues ministres en déclarant qu’ils n’ont pas eu le courage de s’opposer aux intimidateurs anti-vaccin.  Bien que ses collègues soutiennent fermement l’importance et la fiabilité des vaccins, il les assimile aux conspirationnistes anti-vaccins afin de les discréditer. Il n’aime peut-être pas les résultats, mais le vote a été un exemple de démocratie en action.

 

On pourrait s’attendre à ce qu’il se plaigne de la défaite d’un projet de loi qu’il a défendu avec tant d’acharnement, mais Dominic Cardy s’en est pris violemment à tous ceux qui ne l’ont pas soutenu et à tous ceux qui ont osé être en désaccord avec lui.

 

La plupart des parents enseignent à leurs enfants qu’on est libre d’avoir votre propre opinion, mais qu’on doit respecter l’opinion des autres. C’est une leçon à laquelle Dominic Cardy aurait dû prêter attention.

 

Dans ses échanges sur Twitter, il a été verbalement abusif, a eu recours à des insultes et au dénigrement d’autrui et a utilisé un langage inapproprié pour un ministre de la Couronne. Oui, il y a ceux qui disent des choses ignobles sur M. Cardy sur Twitter et ce comportement ne devrait pas être tolérée.

 

Dominic Cardy, cependant, remue le couteau dans la plaie avec ses attaques vitrioliques contre ceux qui ne partagent pas son point de vue sur les vaccins. C’est une tactique d’intimidation et ce n’est pas la première fois que M. Cardy se conduit de la sorte.

 

Ses actions sèment la division et augmentent les tensions, sans doute même au sein de son propre caucus. 

 

Il est ironique que Dominic Cardy qui, dans une précédente biographie, a raconté être venu en aide à un ami qu’il pensait être victime d’intimidation de la part d’un professeur, soit maintenant devenu lui-même l’intimidateur.

 

Le premier ministre doit faire preuve de leadership et s’attaquer au comportement de M. Cardy. Assez, c’est assez. »

 

 

Kevin Vickers

Chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick

 

 

 

 

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